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L'arrivée parfaite de ma belle Romy

Posté par MarieEve, Aug 24 2012, 10:29 AM

13 août 2012 - 38.1 semaines

Aujourd'hui, j'ai rendez-vous en GARE. Tout est beau, même ma pression est "ok". Pas parfaite, mais pour moi qui est habituée de péter des scores de haute pression en fin de grossesse, c'est une grande victoire!

Mon médecin vérifie mon col et en une semaine, je suis passé à aucun travail de fait à 4 cm et 50% effacé. Je suis bien heureuse, mais je sais que ça ne veut rien dire. Ça peut rester comme ça encore plusieurs jours, même semaines.

Mon médecin commence à me parler de déclenchement, pour plusieurs raisons, mais je ne suis pas d'accord, alors je réussis à repousser de quelques jours. Si mon col a encore bougé au prochaine rendez-vous, elle me provoquera. Sinon, je suis bien résolue à la convaincre de me laisser aller encore quelques jours. Je ne veux absolument pas d'un accouchement provoqué et c'est ma dernière chance de le vivre!

Alors je quitte, bien heureuse d'avoir gagnée quelques jours avec ma cocotte encore au chaud

Depuis le rendez-vous, je ressens des contractions, mais elles ne sont pas douloureuses. Elles sont quand même de plus en plus régulières, alors je me questionne. Je laisse aller, me disant que c'est seulement parce que mon médecin est allée jouer dans ce coin là.

Vers 19h00, je décide d'aller prendre un bain parce que les contractions, tout en étant pas vraiment douloureuses, sont quand même de plus en plus rapprochés et de plus en plus inconfortables. Rendu dans le bain, elles continuent. J'ai 5 contractions en moins de 30 minutes. Mais encore là, pas vraiment douloureuses.

J'appelle mon homme, lui dit que je ne suis pas certaine, mais que ce sera peut être pour ce soir. Il est au travail à 30 minutes de la maison, alors je ne veux pas attendre trop longtemps avant de le contacter. Ensuite, j'appelle ma mère et lui dit la même chose. Mais bon, je ne suis pas du tout convaincue encore.

Et là est arrivée LA contraction qui m'a convaincue! Je suis allée me chercher à boire et elle m'a foudroyée! Je savais que ça y étais, que mon corps, pour la première fois en 4 grossesses, avait commencé le travail tout naturellement.

Je suis soudainement vraiment énervée. Je suis seule avec mes cocos, je dois les coucher, mais je suis en contraction aux 2 minutes, très douloureuses.

Je finis par réussir à les coucher et j'attends mon homme impatiemment. J'étais quand même à 4 cm à midi et j'ai des contractions aux 2 minutes. J'ai peur d'accoucher à la maison! Je commence à perdre un peu de sang aussi, mon col travaille beaucoup, je le sais.

Arrive mon homme et on part au plus vite. J'ai des contractions de plus en plus intenses dans la voiture. Je sors la tête par la fenêtre, j'ai trop mal au coeur, j'ai besoin d'air.

On finit par arriver à la maternité! Une infirmière me prends alors en charge (je l'aurai tout le long de mon accouchement et c'est une perle!!). On se rends compte que dans l'énervement, on a oublié mes cates d'hôpital. Je dis à mon homme d'aller la chercher, que je suis correct toute seule. L'infirmière lui dit d'attendre, qu'elle va m'examiner avant, juste pour être certaine que je ne suis pas rendu trop loin dans mon travail. Je suis à 8 cm!!

Elle dit à mon homme qu'il ne va nulle part et moi j'ai le sourire fendu jusqu'aux oreilles à penser que mon corps à fait tout ce travail sans pitocin! C,est une première pour moi!

Alors un petit monitoring pour voir comment va bébé et voir mes contractions. Elles sont très fortes, aux 2 minutes et le petit coeur de bébé va bien. Mais je suis hyper inconfortable couchée sur le dos, alors on enlève le monitoring et je me lève. Je marche un peu, mais j'ai tellement pas de répit entre chaque contraction, que je ne me rends jamais bien loin. Je gère encore bien les contractions, elles sont fortes, mais j'ai encore le contrôle.

Mon médecin passe me voir (oui oui j'ai eu la chance de tomber sur sa soirée de garde ) et me demande de prendre l'épidurale, juste au cas qu'il se passe quelque chose, pour que je sois gelée. Je lui dis que je ne veux pas, que je veux accoucher naturellement. Elle ne semble pas d,accord avec moi, mais je tiens mon bout.

Je suis arrivée à l'hôpital vers 8h30, à 8 cm. Il est 9h00 et je suis à 9+!! Dans ma tête, bébé s'en vient d'une minute à l'autre. Mais non...bébé est flottant. Il ne se fixe pas.

Je vais alors dans le bain et c'est là que je perds complètement le contrôle. Les contractions me vrillent le bas du dos. Je ne comprends pas comment je peux avoir aussi mal, ça n'a jamais été aussi intense à mes 3 autres cocos. Moi qui est du genre silencieuse durant mes accouchements, je ne peux m'empêcher de crier de douleur. Je dois sortir du bain, c'est de pire en pire, je ne peux plus le supporter.

En sortant du bain, on m'examine. Ça n'a pas bougé, bébé ne descend pas. Mon médecin ne peut pas crever mes eaux.

Je tente de faire du ballon, mon homme me masse le bas du dos, rien à faire, je n'ai plus le contrôle. Je suis déçue de moi, ça allait si bien depuis le début. Mon dos me fait si mal, les contractions sont intolérables.

Il est 10h30. Je décide finalement de prendre l'épidurale. L'anasthésiste me pique 3 fois avant d'y arriver! Je pleure de douleur, je ne dois pas bouger malgré mes contractions qui ne me donne aucune pause. Au moins, je suis soulagée très rapidement (première fois que l'épidurale fonctionne pour moi).

Dès que j'ai l'épidurale, la tête de bébé se fixe et mon médecin crève mes eaux. C'est là que j'apprends que ma cocotte est en postérieur et je comprends les douleurs insupportables de mon dos. Mon médecin tente de la retourner, rien à faire, elle ne veut rien savoir.

Elle me dit de pousser un coup pour voir si elle ne déciderait pas de se placer comme il faut. Je pousse et effectivement, elle se place comme il faut. Je pousse une autre fois et je sens sa tête sortir...quoi? Je suis tellement surprise de la rapidité de la poussée que je ne réalise même pas que mon bébé est sur moi après la deuxième poussée!

23h50 - Elle est là, elle pleure, elle est parfaite Pour la première fois en 4 accouchements, on me laisse mon bébé. Elle est là, collée en peau à peau sur moi et j'ai l'impression qu'on va venir me l'enlever, qu'on va encore me laisser seule, le ventre vide et les bras vides. Mais Non! Je la garde avec moi, je l'allaite, je ne m'en sépare pas.

Pour une fois, mon bébé n'a pas besoin d'aller aux soins intensifs. Pour une fois, j'ai eu un accouchement qui s'est déclanché seul. J'ai l'impression de rêver ♥

Ma dernière cocotte m'aura fait vivre un dernier accouchmenet comme je rêvais. Elle m'a fait le plus beau des cadeaux. Je suis comblée, je l'aime si fort!


Ouin, bien c'est ça...

Posté par MarieEve, Aug 7 2012, 07:22 PM

Tu ne veux plus faire de thérapie. Pour toi, ton couple va très bien. Eummmmm.....on ne doit pas être dans le même couple.

Si c'est ça être en couple, ça ne m'intéresse pas. Aucune caresse, aucun "je t'aime", aucune attention, on ne fait plus l'amour depuis des mois. Ah oui, on ne se chicane pas....il y a au moins ça.

Nous sommes des parents, des amis....des colocs.

Tout à l'heure, sans même y penser, j'ai commencé à regarder les maisons à vendre à St-Sauveur (mon coin dont je m'ennuie tant) et j'ai même rajouté certaines maisons dans mes favoris. C'est tout dire à quel point j'ai juste envie de m'enfuir. En fait, je veux être heureuse, que ce soit avec toi ou sans toi.

À chaque fois que je t'en parle tu me dis que tu ne comprends pas, que tout va bien. Quand j'insiste, tu pognes les nerfs. Quand je te parle de notre vie sexuelle non-existante (avant, elle était très très existante), tu me dis que c'est à cause de tes maudites pilules pour ton angoisse que tu prenais qui t'ont tout fucké la libido. Eummmm....tu en prends plus depuis plus de 1 mois, essaye dont pas de me convaincre de ça!!

Alors moi je me sens repoussante, grosse et carrément dégeulasse à tes yeux. Je suis enceinte, j'ai tellement besoin de me sentir belle à tes yeux, mais non. Tu ne me dis plus que je suis belle. TYu me le disais sans arrêt avant. Comment veux tu que je me sente.

Alors non, ton couple ne va pas bien mon homme. Tu es en train de te planter solide et tu ne le réalise pas. Je garde tout pour moi, parce que discuter avec toi ne sert plus à rien. Tranquillement pas vite, je fais mes plans pour te quitter. Pour recommencer une nouvelle vie. Une fois que j'aurai eu le courage de le faire, il sera trop tard. Je ne reviendrai pas.


Reviens moi au complet ou sors de ma vie...

Posté par MarieEve, Jul 22 2012, 09:43 PM

35 semaines...

On pourra dire que ce fût la pire grossesse côté émotions. Je me sens complètement détruite, complètement seule.

Essayer de sauver son couple, les hormones à fond, aucun support, aucun amour de la part de mon mari. J'ai l'impression de vivre les derniers 9 mois, toute seule.

Tu es partis bien loin de moi depuis que la deuxième petite barre rose est apparu sur mon test de grossesse. Tu m'as abandonné, tout simplement.

Maintenant, je me sens vide. Oui, tu es à la maison, tu passes du temps avec nous, du temps avec moi. Mais tu n'es plus mon mari.

J'ai le coeur à vif de tout ce que tu me fait endurer depuis des mois. Comment faire pour que notre couple revienne? Je ne vois pas le bout, j'aurais envie de tout abandonner et recommencer une nouvelle vie, loin de toi. Loin de ta froideur, loin de la personne que tu es devenu avec moi.

Je mise tout sur notre thérapie, je mets tout mes espoirs là dessus, car sans ça, je m'effondrerais totalement.

Je pense à nous, avant, sans arrêt. À quel point on s'aimait, à quel point on était le couple parfait à mes yeux. Tu étais tout pour moi, j'étais tout pour toi. Tout s'est brisé. Tu as laissé tout se briser. Je t'en veux tellement...ça pas de sens.

Tu es si loin, j'ai si mal. Je commence à m'éloigner. Mon coeur a trop souffert, je me suis fait une carapace.

Tu ne m'embrasse plus, ne me fait plus l'amour, ne me colle presque plus et quand tu le fais, je te sens tellement loin. J'en suis même à penser qu'il y a une autre femme dans ta vie. Je doute de tout ce que tu dis, de tout ce que tu fais. Je n'ai plus aucune confiance en toi.

Voilà près de 2 semaines que tu es revenu à la maison. Je te souris, on ne se chicane pas, on rit, on passe beaucoup de temps ensemble. Mais ça s'arrête là. J'ai l'impression de vivre avec un ami. Mais c'est pas ce que tu es. Tu es censé être mon mari!! M'aimer, me supporter, me démontrer un peu d'affection.

Bref, si la thérapie n'apporte pas de changement, tu vas devoir vivre sans moi. Je dois penser à mon bonheur....


L'arrivée parfaite de ma petite Lexie

Posté par MarieEve, May 12 2011, 01:08 PM

Pour commencer, je dois dire que pour moi ce fût un accouchement parfait. Pour la plupart d'entre vous, un accouchement provoqué avec prise de l'épidurale obligatoire et immobilité dans un lit tout le long de l'accouchement n'est probablement pas votre scénario de rêve, mais pour moi qui avait si peur de revivre la même chose qu'à mon garçon, je ne pouvais demander rien de mieux wub.gif

Lundi 18 avril

Je me rends à mon rendez-vous en GARE. J'en suis à 37.2 semaines, donc aucun stress d'accoucher ce jour là disons. Petit monitoring, test pipi pour la pré-clampsie, pression. Bref, la routine.

À la fin de mon rendez-vous, mon médecin vient me voir et je lui dit que je crois que malgré une version réussit, je pense bien que ma cocotte est de retour à l'horizontale car je sens sa tête sur le côté de ma bédaine.

Elle me fait une écho et j'avais raison. Lexie est couchée à l'horizontale dans ma bédaine aYeux.gif

Mon médecin me dit que pour l'instant c'est inutile de refaire une version car elle risque de revenir dans cette position là avant l'accouchement. On se dit donc qu'à 39 semaines, elle me refera une version et me déclanchera tout de suite après. De toute manière le déclanchement était déjà prévu pour plusieurs raisons, on va seulement rajouter une version au programme.

Juste avant de me laisser partir elle me dit qu'il serait temps de vérifier mon col. C'est alors que tout les plans changent. Je suis ouverte de 4 cm et 90% effacé swoon.gif

Elle me demande de patienter dans la salle d'attente et je l'entends jaser avec 2 infirmières et un autre médecin pendant environ 20 minutes. Elle revient et me demande de m'assoir (celles qui connaissent mes antécédents d'accouchement comprendrons qu'elle savait que la nouvelle allait me donner un choc).

Elle m'annonce qu'elle doit me déclancher le jour même, car d'après elle mon travail est commencé et que je risque d'accoucher d'ici les prochains jours. En temps normal, elle aurait laisser les choses aller (pour un accouchement normal disons), mais que dans mon cas, elle ne peux pas prendre la chance de me laisser partir en travail naturellement car ce sera la césarienne assuré vue la position de ma puce et vue mes antécédents, c'est vraiment pas l'idéal.

J'ai les yeux plein d'eau. Je m'excuse d'être aussi émotive et elle me comprend parfaitement. Je tremble, je dis que mon chum travaille, que personne sait que j'accouche, je panique. Mon médecin qui ne travaille pas en salle d'accouchement ce jour là me promet que ce sera elle qui sera avec moi durant l'accouchement. J'en suis tellement reconnaissante que j'ai envie de lui sauter au cou.

Alors je prends mon dossier et me dirige vers la salle d'accouchement. Je passe devant la chambre ou j'ai mit au monde mon Nolhan et je me met à pleurer. C'est certain que s'ils veulent me donner cette chambre là, je vais refuser.

Finalement, j'aurai une chambre complètement à l'opposé de celle mon Nolhan. Je suis seule avec une infirmière qui connait mon dernier accouchement. Elle est douce et tente de me rassurer, mais ça ne fonctionne pas. Elle prend ma pression....mauvaise idée! Je pète des scores de haute pression. Je veux mon mari, ma mère. Je n'ai même pas dit aurevoir à mes enfants, je ne croyais pas accoucher aujourd'hui. J'ai peur de mourir et de ne pas avoir pu les revoirs une dernière fois. J'ai besoin qu'on me change les idées.

Alors, on commence un petit monitoring. Je n'ai toujours pas rejoint mon mari et j'ai peur qu'il ne prenne ses messages qu'à 3 heures, à sa pause. Ma mère est rejoint, elle s'en vient. Je respire, ferme les yeux et me concentre. Je me sens un peu mieux.

Mon mari m'appelle enfin. je ne l'ai jamais vue énervé comme ça. Mais pas un bon énervement de futur papa...il a peur et je le ressens trop fort. Ça ne m'aide pas du tout.

Vers 2h00, mon médecin décide de faire ma version. Je suis toujours seule, mais ça va. La version prends que 2 minutes à faire et ma cocotte a déjà la tête en bas. Je n'ose plus bouger, j'ai peur qu'elle fasse encore sa tannante et qu'elle remonte la tête en haut. Je retourne me coucher, ploguer sur le moniteur car la version ça stress parfois les bébés, mais ma cocotte n'a pas du tout bronché. Son petit coeur va super bien et elle bouge en masse (assez pour que je pense qu'elle s'est déjà retourné).

Pour éviter qu'elle ne se retourne, mon médecin veut crever mes eaux pour que la tête s'engage bien, mais je ne suis pas prête du tout car je suis encore seule! À mes 2 derniers accouchements, après la perte des eaux, j'ai accouché très rapidement.

Mon mari arrive enfin vers 3h00. Il me stress plus qu'autre chose. Il soupire, tourne en rond, ne parle pas et fixe un point dans le vide. J'essais de le calmer, de lui dire que tout va bien quand pourtant c'est moi qui a besoin de se faire rassurer. Rien à faire. Ma mère arrive vers 4h00 et là le travail commence.

J'ai le pitocin plogué depuis déjà 2 heures, mais je ne ressens rien à part une pression dans les fesses à chaque contraction. Je trouve ça bizarre car ça ne m'a jamais fait ça des contractions de fesses à mes autres tongue.gif

Vers 4h30, l'épidurale arrive. Je ne veut pas la prendre puisqu'elle n'a jamais fonctionné pour mes autres accouchements, mais je n'ai pas le choix. En cas de complication, mon médecin préfère que je soit déjà gelé. Je la comprends de prendre autant de précaution alors j'accepte.

Tout de suite après mon épidurale, je ressens de la chaleur dans mes pieds. Ohh que je me dis. Peut être que ça va fonctionner cette fois-ci.

Mon médecin crève mes eaux et là le vrai travail commence. Il est 4h30. Au début je ne ressens pas vraiment mes contractions et je me dit tout heureuse que l'épidurale a fonctionné. Erreur! À chaque contraction la douleur augmente encore et encore.

Je respire, je me concentre. Mes contractions sont aux minute, je n'ai aucun répit entre chaque. Je me trouve bonne car à mes autres accouchements je paniquais dès que la douleur était trop forte. Cette fois-ci je me ferme les yeux et je respire tout en douceur. Je ne panique pas, je visualise ma puce qui fait son chemin vers la sortie.

Je vois mon mari qui tourne encore en rond et je lui demande de sortir de la chambre, qu'il ne m'aide pas du tout. Il va se promener un peu et ma mère prend la relève. Je la sens me masser le dos, ça m'aide un peu. J'ai les yeux fermé et je me déconnecte de ce qui se passe autour. Je suis complètement dans ma bulle et je prend chaque contraction en me disant que ma cocotte arrive bientôt.

À 4h30 mon médecin m'a vérifié le col et j'étais à 5 cm. Vers 5h30 elle revérifie et je suis à 9 cm! J'ai fait tout ce travail en si peu de temps, je suis fière de moi, de mon corps qui fait tout si bien. Mes contractions me semblent soudainement encore plus forte, plus intenses. Je m'aggripe au côté de lit et j'enfouis ma tête dans mon oreiller. J'entends ma mère dire qu'on dirait que je dors tellement je ne bouge et ne parle pas. Je suis tellement concentré.

Vers 6h00 je ressens une pression. Bébé veut sortir. Moi qui suis si zen depuis le début, je commence à paniquer. Je ne peux pas pousser, je vais saigner, je vais mourir....

Les larmes coulent doucement sur mes joues. Mon médecin me regarde et me dit que tout va bien, que tout sera parfait, delui faire confiance. C'est alors que je pousse du plus fort que je peux. J'ai confiance en mon corps, il ne me lâchera pas. Je pousse encore et encore. Je sens ma belle puce faire son chemin. À chaque contraction je pousse plus fort! J'ai l'impression que la poussée est interminable, moi qui suis habitué à ne pousser que 4-5 fois.

C'est alors que mon médecin m'apprends que ma cocotte regarde vers le haut et que c'est pour ça que c'est plus dure la faire sortir. Elle rentre son bras et réussis à la retourner. Je pousse encore et la puce se remet la tête en haut. Elle est tannante ma puce. Je pousse encore plus fort et je la sens. Elle est là, sur le point de sortir. L'infirmière va chercher mon mari qui tourne encore dans le couloir (je ne lui en veut pas, il est encore traumatisé de mon dernier accouchement) et lui dit, allez papa, tu peux pas manquer ça. Il rentre dans la chambre juste au moment ou je sens sa petite tête sortir. Je la sens ensuite sortir au complet et je vais la chercher entre mes jambes.

Je la dépose sur moi et je pleure. Je pleure encore et encore. Je n'ai jamais autant pleuré pour mes autres accouchements. Elle est parfaite, elle pleure...mon petit miracle, mon bébé espoir. Je la colle sur moi, je ne veux plus m'en séparer. Les infirmières doivent la prendre car elle est sortit trop vite et a avalé du liquide, mais elle est en plein forme. Pas comme mon garçon qui est sortit gris et qui a dû être réanimé.

Quel soulagement de la voir aussi parfaite.

C'est alors que la panique s'installe dans mon coeur. C'est à ce moment que le drame a commencé à Nolhan. Je demande à mon médecin comment ça se passe. Elle me dit que je n'ai aucune déchirure, aucun saignement, que tout est parfait pour le moment. On me plogue sur plein de médicament qui feront contracter mon utérus pour la nuit, simple précaution. Mon médecin est heureuse et vient me donner un bec sur le front et me dit que je suis sa victoire. Qu'elle va pouvoir dormir en paix ce soir, car on a réussis! Je n'aurais pas pu passer au travers de tout ça sans elle.

Je n'arrive pas à y croire, c'est impossible que tout soit si parfait! Je pleure de joie. Je pleure pour ma belle puce et je me permet de pleurer de soulagement pour moi.

Je suis en vie! Je suis arrivé à donner la vie tout simplement, sans aucune complication.

L'accouchement de ma belle Lexie a réussis à m'aider à faire la paix d'avec celui de Nolhan. Il est certain que je n'oublierai jamais ce qui m'est arrivé, mais aujourd'hui je peux dire que donner la vie, c'est formidable! Il y a quelques mois j'aurais dit que donner la vie c'est la pire chose du monde.

Je suis en paix et comblée. Je ne peux demander rien de plus. Je suis heureuse, c'est tout.


Quand tout va bien

Posté par MarieEve, Feb 27 2011, 05:02 PM

Woooooooo! Ça fait vraiment longtemps que je ne suis pas venue sur mon blog. J'ai comme rien à dire. Ma vie va si bien, tout est parfait, ma grossesse se passe bien et je profite de chaque petit moment pour flatter ma bédaine et me rappeller à quel point j'ai de la chance.

J'en suis à 30 semaines. Oui oui, déjà!! Plus que 8 petites semaines avant la grande rencontre. Si j'ai peur? De moins en moins. Je me sens de plus en plus zen face à la naissance de Lexie. Je me dis que je ne peut pas contrôler ce qui va se passer ce jour là, donc à quoi ça me sert d'angoisser, de paniquer et de me faire des scénarios d'horreur?

J'aime mieux laisse aller les choses. Faire confiance à la vie. Peut être que l'accouchement ne sera pas parfait, digne des scénarios de film. Peut être qu'il y aura complication. Peut être que ce sera aussi pire que la dernière fois, mais qu'est ce que je peux faire? Rien.

Je me sens bien. J'ai même commencé à compter les dodos avant la venue de Lexie. Oui oui! Moi la fille qui redoutais plus que tout de devoir donner la vie et bien, j'ai hâte!

Signé : La toute nouvelle Marie-Eve qui ne se prend plus la tête.


Un beau miracle

Posté par MarieEve, Nov 19 2010, 04:52 PM

J'en suis à 16 semaines et j'arrive toujours pas à croire que je suis enceinte. J'ai pris 20 livres (oui je sais, c'est épouvantable laughing2.gif ), j'ai une grosse bédaine, je sens mon petit bébé bouger depuis déjà 2 semaines et pourtant, j'ai l'impresson de vivre dans un rêve. Est ce que je vis vraiment ce miracle là?

Aujourd'hui je le crie haut et fort, je suis heureuse!!!! La vie m'a donné le plus beau cadeau qui soit. Un cadeau qui me réconcilie avec la maternité, qui me donne espoir.

Je serai maman pour la 3ième fois dans 5 mois d'un petit bébé qui est venu tout seul dans mon ventre, sans aide, fait dans l'amour de 2 personnes qui ne pensait pas du tout concevoir un petit miracle ce soir là.

En tant qu'infertile enceinte naturellement, je réalise tout la chance que j'ai. Je réalise le miracle qu'est de porter la vie, de donner la vie.

Une grossesse aussi parfaite ne peut que se finir avec un accouchement parfait wub.gif

Merci la vie. God que je suis heureuse!!


J'y crois.

Posté par MarieEve, Oct 29 2010, 06:18 PM

Cette semaine c'était mon écho de clarté nucal et en même temps, la première fois que je rencontrais mon médecin depuis le début de ma grossesse. J'avais de un - peur de la réaction de mon médecin en me voyant et de deux - peur que mon bébé ne soit pas correct.

Me voilà, dans la salle d'attente. J'angoisse un peu, je me demande si je dois rentrer dans la salle d'écho en lâchant une blague ou bien rentrer la tête baissée, en fait je suis mal. Mon médecin étant réticente (m'a donné le feu vert quand même, sinon je ne serais pas enceinte), ça me fait peur de lui mettre ma grossesse sur les épaules.

Je rentre dans la salle et j'entends " Moi je tombe pas enceinte facilement. Moi j'ai besoin de traitements de fertilité (mon médecin qui m'imite avec le grand sourire)". Je pars à rire et elle aussi. Elle me dit un beau félicitations sincère et trouve ça bien spécial de me voir si tôt. Elle me dit qu'elle a hâte de voir si bébé grandit bien à cause des risques de retard de croissance dû à mon embolisation des artères utérines.

Je me couche et ça commence. Immédiatement je vois un petit bébé qui bouge comme c'est pas possible. Du premier coup d'oeil je vois bien que sa grosseur est parfaite pour le nombre de semaine que j'ai de fait, ce que mon médecin me confirme. Elle trouve mon utérus un peu gros pour mon nombre de semaines, mais comme j'en suis à ma troisième grossesse, elle ne s'inquiète pas.

Elle me jase ça, me demande si je veux savoir le sexe, car elle le voit très bien. Je lui dit oui, certainement, mais c'est pas un peu tôt pour être si certaine? Elle me dit que si à mon prochain écho c'est pas une petite fille, elle tombe sur le derrière. Ma petite Lexie, ma petite princesse wub.gif

Elle me demande ensuite si mon premier rendez-vous avec elle est bientôt, car elle veut me suivre de très près. Des rendez-vous aux 2 semaines, des échos aux 2-3 semaines pour être certaine que mon utérus est beau et que bébé se développe bien. Elle semble confiante que tout va bien aller. Encore une fois, je me sens en confiance avec elle.

Je n'aurais pas pu vivre une autre grossesse ne la sachant pas tout près de moi. Cette femme là est devenu beaucoup plus que mon médecin, elle est celle qui me garde positive dans chaque étape de ma grossesse. Elle m'a sauvé la vie. Elle est restée pour veiller à mon chevet, pour être certaine que tout allait bien. Je l'admire, c'est une femme, un médecin, une personne incroyable. C'est peut être son travail, mais pour moi, c'est celle qui s'est battue durant 7 heure pour me garder en vie, celle qui n'a pas voulu baisser les bras quand tout semblait perdu.

Sans elle, je ne serais pas enceinte présentement. Je ne serais tout simplement pas en vie. Je lui redonne ma vie entre les mains dans 6 mois et je suis plus confiante que jamais que j'aurai un accouchement à la hauteur de mes attentes. Naturel, sans aucune complication. Rien de moins.

À chaque jour, mon coeur guérit un peu plus de ce que j'ai subit il y a presque un an. J'en fait encore des cauchemars, je me réveille en sueurs, tremblante. Avant c'était tout les nuits, ensuite quelques fois par semaine et maintenant de moins en moins.

J'espère de tout coeur que mon prochain accouchement me guérira complètement. Que les plaies encore à vifs se cicatrisent. Je veux un accouchement de rêve et je l'aurai.


Une naissance heureuse

Posté par MarieEve, Oct 13 2010, 12:50 PM

Tsé, le fameux livre. La supposé bible qu'on doit absolument lire enceinte? Ben moi, j'ai le goût de le brûler ce livre. J'ai commencé à le lire il y a queqlues semaines. Bon, c'est pas si mal que j'me dis.

Voilà que je tombe dans la section accouchement. On parle du bel accouchement naturel, dans l'eau, ect.....Maman à son beau bébé parfait sur la bédaine, papa tout souriant. La petite famille sort de l'hôpital quelques jours après et la vie continue.

Je suis pas capable de lire ça. À chaque fois, je referme mon livre et je deviens jalouse. Vraiment jalouse de ces femmes qui vivent ça. Vous me direz probablement "Oui, mais ton prochain accouchement sera comme ça" et moi je répondrai "Oui, je sais"......MAIS NON! Je ne sais pas!!

Vous savez les questionnements qui me trotte en tête depuis le début de ma grossesse? Alors voilà. C'est pathétique je vous avertis.
Bon, si j'accouche la nuit, j'ai peur que les médecins ne soient pas là pour me prendre en charge quand l'hémorragie va se déclarer. J'espère ne pas accoucher avant ma date, au cas qu'ils n'aient pas assez de sang en banque pour me sauver la vie.
Si c'est pas mon médecin qui m'accouche, j'ai peur de pogner un tata qui n'y connais rien et qui va me laisser mourir au bout de mon sang.

Et ça, c'est pas des suppositions dans ma tête. C'est sûr que c'est ce qui va arriver. Je n'y peux rien, c'est tout ce que je suis capable de penser.

J'ai tellement rêver de retomber enceinte et ne vous méprenez pas, je profite totalement de ma dernière grossesse. Je me compte si chanceuse de vivre ce petit miracle, mais ne comptez pas sur moi pour profiter de mon accouchement. Non. Tout ce que je veux c'est m'endormir et me réveiller une fois bébé sortit et maman hors de danger.


Accoucher? Moi?

Posté par MarieEve, Sep 25 2010, 08:10 AM

Ces dernières semaines, avec mes nausées et fatigue exrême, j'ai décidé de me replonger dans les 3 saisons des invincibles. De toute manière, mon corps ne supporte tout simplement rien d'autres que de foirer. Hier, j'en était rendu à la finale que j'appréhendais énormément.

Mon homme me dit " On la regarde pas cette épisode là ok?". Mais non, c'est qu'une émission, je m'en souviens pas vraiment, mais il me semble que c'est pas si pire. Je me souviens même avoir regardé cet épisode enceinte de Nolhan en me disant que ça arrivait jamais des trucs comme ça. J'aurais jamais cru que ça deviendrais ma réalité quelques mois plus tard...

Alors, ce matin me voilà plus angoissé que jamais. Je ne me souvenais pas que c'était aussi pareil que mon accouchement. Pareil pareil! Mon homme tout le long de l'épisode me disait des trucs du genre " Ça c'est moi qui voyait les autres couples ensemble avec bébé et moi ma femme était en train de mourir" "Ça c'est moi assis seul dans la chambre à regarder ton lit vide" "Ça c'est moi qui se fait rassurer par les médecins qui me disent de leur faire confiance, qu'ils font tout en leur pouvoir pour te sauver la vie" "Ça c'est moi qui attend depuis des heures de savoir si ma femme est morte ou pas" "Ça c'est moi qui te parle lorsque tu étais dans le coma, en ne sachant pas si un jour tu me reviendrais". La seule partie différente est que je suis en vie. Disons que c'est la partie la plus importante hein?

J'ai ressentis tout la peur que mon homme avait eu ce jour là. Il lachait des "Ouff c'est trop pareil, sti que j'aime pas ça" tout le long de l'épisode. Je pleurais dans mon coin, en ressentant tout le mal qu'il a subit ce jour là. J'ai soudainement peur de lui faire subir la même chose dans 7 mois.

Comment être zen après un tel accouchement. J'en parle jamais, je semble peut être zen, mais je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie que présentement et ce, pour les 7 prochains mois.

De toute manière, dans ma tête, il m'est inconcevable de penser que j'accoucherai dans 7 mois. J'ai mit cet épisode de ma grossesse sur off.


La vie est trop bonne avec moi

Posté par MarieEve, Sep 2 2010, 11:05 AM

Samedi 28 août 2010


Je me lève avec un mal de coeur, très subtil mais quand même présent. Je suis de mauvaise humeur et j'ai des crampes. Ah bien sûr, je suis censé avoir mes règles aujourd'hui, ça explique tout. J'ai si hâte de commencer mon premier cycle d'essais, enfin, je peux!


Je dis à mon homme que je veux aller acheter un thermomètre basal pour faire mes courbes de températures. Une fois fait, je prend ma température pour le plaisir et je suis à 37,5. C'est élevé pour une fille qui doit avoir ses règles le jour même. Bah que je me dit, je commencerai probablement demain.


Dimanche 29 août 2010


Les yeux à peine ouverts, je met le thermomètre dans ma bouche et somnole. Un "bip" me sort de mon sommeil et je regarde. Je suis à 37,5!!! C'est très élevé. Je commence à rêver que peut être un petit miracle a fait sa place dans mon ventre. Là je réalise que depuis quelques jours je dors partout, j'ai quelques nausées et surtout que je n'ai pas mes millions de boutons qui annoncent mes règles habituellement. Non non Marie, tu sais très bien que tu sera encore déçu.


Plus la journée avance, plus je me questionne, mais j'ose pas dire à mon mari que je veux faire un test. Alors je lui dis " J'ai pas mes règles, un petit test du Dollorama?". Il me regarde et me dit " Marie, tu sais bien que non, mais ok".


Nous partons alors acheter ce fameux test que nous pensons inutiles tout les 2 (combien de fois j'ai testé depuis que je suis avec mon homme? Au moins 30 fois. Combien de positif? À ce jour 1).


On passe chez Subway s'acheter notre diner. J'ai soudainement mal au coeur et je n'ai plus faim du tout. Je joue avec Nolhan, jase avec mon homme. Il me demande alors si je vais le faire ce test. Je l'avais complètement oublié. Je pars à la salle de bain en disant " Bon, je reviens avec mon négatif dans quelques secondes".


Je fais le test. Je vois une petite barre apparaitre, sûrement la ligne de contrôle. Je dépose le test, me lave les mains. Je vais pour le prendre pour le jeter et le regarde. J'ai le coeur qui débat et je crie " Alex!! Il y a une ligne". Il ne me croit pas du tout et pense que je lui fait une blague. Je l'entend rire pendant qu'il monte les marches en me disant "Arrête de me niaiser, c'est pas drôle". Je lui montre alors le test et je me met à pleurer. Il me serre dans ses bras. Je shake, je pleure, je cris.


Comment, nous petit couple infertile avonc pu concevoir un bébé dans notre intimité. Je me souviens exactement quand notre bébé a été conçu. Tsé une de ces nuits où il n'existe que nous, que notre amour. Ce petit bébé a été fait dans la passion, l'amour et tout ce que j'ai toujours voulu. Pas les pieds dans les étriers, bourré d'hormones. J'ai des frissons en ce moment juste à penser combien la vie est bonne avec moi.


J'ai le coeur qui veut exploser de bonheur. Qui aurait cru que je dirais ça il y a quelques mois?


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